Les yokai (妖怪) sont les créatures surnaturelles du folklore japonais. Ni tout à fait bons ni tout à fait mauvais, ces êtres peuplent les légendes depuis plus de mille ans. Du kitsune (renard magique) à l’oni (démon), chaque yokai reflète les peurs, les espoirs et l’humour de la culture japonaise. Aujourd’hui, les yokai sont omniprésents dans les anime, les manga et les jeux vidéo.
Les 15 yokai japonais en un coup d’œil
| Yokai | Kanji | Type | Signification | Danger | Pop culture |
|---|---|---|---|---|---|
| Kitsune | 狐 | Animal | Intelligence, ruse, séduction | Variable | Naruto (Kyūbi) |
| Oni | 鬼 | Démon | Force brute, punition | Élevé | Demon Slayer |
| Tanuki | 狸 | Animal | Farce, abondance, joie | Faible | Pompoko (Ghibli) |
| Tengu | 天狗 | Esprit | Orgueil, arts martiaux | Moyen | Demon Slayer (Urokodaki) |
| Kappa | 河童 | Aquatique | Malice, politesse | Moyen | Animal Crossing |
| Bakeneko | 化け猫 | Animal | Transformation, mystère | Moyen | Yo-Kai Watch |
| Nekomata | 猫又 | Animal | Nécromancie, vengeance | Élevé | Final Fantasy |
| Tsuchigumo | 土蜘蛛 | Animal | Piège, illusion | Élevé | Nioh, Ōkami |
| Inugami | 犬神 | Esprit | Possession, sorcellerie | Élevé | Inugami-ke no Ichizoku |
| Yurei | 幽霊 | Fantôme | Regret, affaire non résolue | Variable | The Ring (Sadako) |
| Onryō | 怨霊 | Fantôme | Vengeance, malédiction | Très élevé | Ju-On (Kayako) |
| Zashiki-warashi | 座敷童子 | Esprit | Prospérité, protection du foyer | Aucun | Yo-Kai Watch |
| Tsukumogami | 付喪神 | Objet | Vie des objets, respect du matériel | Faible | Gegege no Kitarō |
| Chōchin-obake | 提灯お化け | Objet | Espièglerie, surprise | Faible | Pokémon (Lampent) |
| Maneki Neko | 招き猫 | Talisman | Chance, prospérité | Aucun | Icône mondiale |
Les grands yokai du folklore japonais
1. Kitsune (狐) — Le renard magique
Le Kitsune (狐) est un yokai japonais sous la forme d’un renard capable de se transformer en humain, généralement en belle femme. Dans le folklore nippon, le kitsune accumule de la puissance avec l’âge : chaque siècle de vie lui fait pousser une queue supplémentaire, jusqu’à neuf queues pour les plus anciens. Le kitsune à neuf queues (kyūbi no kitsune) possède une sagesse quasi divine et un pouvoir illimité. Le kitsune occupe un rôle double dans les croyances japonaises. D’un côté, les zenko (bons renards) servent la déesse Inari, protectrice des récoltes, du commerce et de la fertilité. On les voit sous forme de statues à l’entrée des sanctuaires Fushimi Inari. De l’autre, les yako (renards sauvages) utilisent leurs pouvoirs de shapeshifting pour tromper, séduire ou piéger les humains. Le kitsune reste l’un des yokai les plus populaires de la culture japonaise, du masque de festival au personnage de Kurama dans Naruto.
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2. Oni (鬼) — Le démon ogre
Le Oni (鬼) est un yokai japonais qui incarne la force brute et la punition dans le folklore nippon. Reconnaissable à ses cornes, sa peau rouge ou bleue et sa massue en fer (kanabō), l’oni est le démon par excellence de la mythologie japonaise. Les oni sont les gardiens de l’enfer bouddhiste (jigoku), où ils tourmentent les âmes des pécheurs pour les purifier. Mais les oni ne vivent pas qu’en enfer : les légendes les décrivent aussi errant dans les montagnes et les villages, terrorisant les humains et dévorant les voyageurs imprudents. Chaque année lors de Setsubun, la fête du passage de l’hiver au printemps célébrée le 3 février, les Japonais lancent des graines de soja grillées en criant « Oni wa soto ! Fuku wa uchi ! » (dehors les démons, dedans la chance). Ce rituel symbolise l’expulsion du malheur et l’accueil de la fortune pour la nouvelle saison.
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3. Tanuki (狸) — Le chien viverrin farceur
Le Tanuki (狸) est un yokai japonais basé sur le chien viverrin, un animal réel du Japon, transformé par le folklore en créature surnaturelle joviale et facétieuse. Le tanuki du folklore possède des pouvoirs de métamorphose rivaux du kitsune, mais là où le renard use de ruse et de séduction, le tanuki préfère la farce et l’exubérance. Les légendes le décrivent tapant sur son ventre rond comme un tambour pour produire de la musique, utilisant des feuilles magiques pour se transformer en objets ou en personnes, et jouant des tours inoffensifs aux voyageurs. Son image la plus iconique est la statue de tanuki placée devant les restaurants et les izakayas dans tout le Japon, reconnaissable à son chapeau de paille, sa gourde de saké, son grand sourire et son ventre proéminent. Ces huit attributs chanceux font de lui un symbole de prospérité commerciale et de bonne humeur.
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4. Tengu (天狗) — Le gardien des montagnes
Le Tengu (天狗) est un yokai japonais mi-homme mi-corbeau qui règne sur les montagnes reculées du Japon. Il existe deux formes de tengu dans le folklore. Le karasu tengu (tengu-corbeau) a un bec d’oiseau, des ailes et des serres. Le yamabushi tengu, plus évolué et plus puissant, a une apparence humaine avec un long nez rouge caractéristique, souvent représenté portant les vêtements d’un moine ascète de montagne. Les tengu sont des maîtres inégalés des arts martiaux et de la stratégie militaire. La légende la plus célèbre raconte que le tengu de Kurama a entraîné le jeune Minamoto no Yoshitsune, futur héros de la guerre de Genpei, à l’art du sabre et de la tactique. Les tengu punissent aussi les moines orgueilleux et les bûcherons qui manquent de respect à la forêt. Un tengu offensé peut déclencher des vents violents et des tempêtes en montagne.
5. Kappa (河童) — La créature des rivières
Le Kappa (河童) est un yokai japonais aquatique qui vit dans les rivières, les lacs et les étangs du Japon. De la taille d’un enfant, il possède une carapace de tortue sur le dos, des mains et des pieds palmés, un bec de tortue et surtout une soucoupe creuse au sommet du crâne remplie d’eau. Cette soucoupe est la source de sa force surnaturelle : si l’eau s’en écoule, le kappa perd tous ses pouvoirs et se retrouve paralysé. Les légendes exploitent cette faiblesse de manière ingénieuse. Le kappa est un yokai obsédé par la politesse : si un humain le salue en s’inclinant profondément, le kappa s’incline en retour par réflexe, renversant l’eau de sa soucoupe et perdant ses pouvoirs. Son aliment préféré est le concombre, raison pour laquelle les sushi au concombre s’appellent « kappa maki » au Japon. Malgré son côté dangereux, un kappa vaincu par la ruse peut devenir un allié loyal.
Les yokai animaux
6. Bakeneko (化け猫) — Le chat fantôme
Le Bakeneko (化け猫) est un yokai japonais né de la transformation surnaturelle d’un chat domestique ordinaire. Selon le folklore nippon, un chat qui vit plus de treize ans, qui pèse plus d’un kan (environ 3,75 kg) ou dont la queue dépasse une certaine longueur peut se transformer en bakeneko. Ce chat fantôme acquiert alors des pouvoirs surnaturels : il marche sur ses pattes arrière comme un humain, parle la langue des hommes, manipule les flammes spectrales (kitsunebi) et peut même prendre l’apparence de son maître pour le remplacer à son insu. Les légendes de bakeneko étaient si répandues à l’époque Edo que beaucoup de propriétaires de chats coupaient la queue de leurs félins pour empêcher la transformation. Cette peur ancestrale coexiste pourtant avec la profonde affection japonaise pour les chats, illustrant l’ambivalence typique de la relation entre les Japonais et leurs yokai.
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7. Nekomata (猫又) — Le chat à la queue fendue
Le Nekomata (猫又) est un yokai japonais qui représente l’évolution ultime du chat surnaturel, bien plus puissant et dangereux que le bakeneko. Son trait distinctif est sa queue fendue en deux, signe de sa puissance démoniaque accumulée au fil des décennies. Les légendes distinguent deux types de nekomata. Le nekomata domestique naît d’un chat de maison extrêmement vieux dont la queue se fend naturellement en deux fourches. Le nekomata sauvage vit dans les montagnes reculées, atteint la taille d’un grand félin et chasse les humains. Les pouvoirs du nekomata surpassent ceux du bakeneko : il peut animer les morts en dansant, contrôler les cadavres comme des marionnettes, et jeter des malédictions sur des familles entières. Dans les chroniques médiévales japonaises, les nekomata sauvages du mont Nekomata étaient considérés comme des fléaux capables de dévorer des dizaines de personnes.
8. Tsuchigumo (土蜘蛛) — L’araignée de terre géante
Le Tsuchigumo (土蜘蛛) est un yokai japonais qui prend la forme d’une araignée géante capable de se transformer en humain pour piéger ses victimes. Son nom signifie littéralement « araignée de terre » et il figure parmi les yokai les plus anciens du folklore nippon. La légende la plus célèbre est celle de Minamoto no Raikō, héros du Xe siècle, qui tombe malade à cause d’un moine mystérieux venu le soigner. Raikō, soupçonneux, frappe le moine avec son épée. Le moine s’enfuit en laissant une traînée de toiles d’araignée. Raikō et ses vassaux (les Shitennō) suivent la piste jusqu’à une grotte où ils découvrent un tsuchigumo colossal. Après un combat acharné, Raikō le tue et guérit instantanément. Le tsuchigumo symbolise la tromperie déguisée en bienveillance et la nécessité de ne jamais baisser sa garde face à un inconnu trop serviable.
9. Inugami (犬神) — L’esprit-chien possesseur
L’Inugami (犬神) est un yokai japonais sous la forme d’un esprit de chien utilisé en sorcellerie pour posséder, protéger ou maudire une personne. Son nom signifie littéralement « dieu-chien ». Selon les légendes des régions de Shikoku, Kyūshū et du Chūgoku, la création d’un inugami impliquait un rituel macabre : enterrer un chien vivant jusqu’au cou, placer de la nourriture hors de sa portée, puis décapiter l’animal au moment de sa rage maximale. L’esprit furieux du chien devenait alors un serviteur surnaturel obéissant à son maître. Les familles soupçonnées de contrôler un inugami (inugami-mochi) étaient à la fois craintes et ostracisées par leur communauté. On croyait que l’inugami pouvait posséder les ennemis de son maître, causant folie, maladie et mort. Mais l’inugami pouvait aussi se retourner contre son propre maître si celui-ci le négligeait ou le maltraitait.
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10. Yurei (幽霊) — Le fantôme japonais
Le Yurei (幽霊) est un yokai japonais qui désigne l’esprit d’un mort retenu dans le monde des vivants par une affaire non résolue, un regret profond ou une émotion violente au moment du décès. Le yurei apparaît sous une forme reconnaissable entre toutes : de longs cheveux noirs dénoués tombant devant le visage, un kimono funéraire blanc (kyōkatabira), des mains pendantes aux poignets cassés et une absence de pieds, le fantôme flottant au-dessus du sol. Ce code visuel, fixé par les estampes ukiyo-e de l’époque Edo et les pièces de théâtre kabuki, a directement inspiré l’esthétique du cinéma d’horreur japonais moderne. Sadako du film The Ring, Kayako de Ju-On et les fantômes de Fatal Frame reprennent ces codes visuels ancestraux. Le yurei ne disparaît que lorsque son affaire est résolue, son regret apaisé ou qu’un rituel bouddhiste le libère.
11. Onryō (怨霊) — L’esprit vengeur
L’Onryō (怨霊) est un yokai japonais qui représente la forme la plus dangereuse de fantôme : un esprit animé par une rage vengeresse si puissante qu’elle peut frapper même les innocents. Là où le yurei classique est lié à un lieu ou à une personne spécifique, l’onryō déchaîne sa malédiction de manière indiscriminée, causant catastrophes naturelles, épidémies et morts en série. L’histoire la plus célèbre d’onryō est celle d’Oiwa dans la pièce de kabuki Yotsuya Kaidan (1825). Empoisonnée par son mari Iemon, Oiwa revient hanter ce dernier avec un visage défiguré, le poussant à la folie et à la mort. Les Japonais prennent les onryō si au sérieux que les acteurs jouant dans Yotsuya Kaidan visitent encore aujourd’hui la tombe d’Oiwa au temple Myōgyō-ji à Tokyo avant chaque représentation pour demander sa permission et éviter sa malédiction.
12. Zashiki-warashi (座敷童子) — L’esprit-enfant du foyer
Le Zashiki-warashi (座敷童子) est un yokai japonais bienveillant qui prend la forme d’un enfant espiègle vivant dans les grandes maisons anciennes de la région du Tōhoku, dans le nord du Japon. Son nom signifie littéralement « enfant de la pièce au tatami ». Le zashiki-warashi se manifeste par des bruits de pas d’enfant dans les couloirs vides, des traces de petits pieds dans la cendre ou la poussière, et des rires étouffés venant de pièces inoccupées. La croyance populaire affirme que la présence d’un zashiki-warashi dans une maison garantit la prospérité et la bonne fortune à toute la famille. Les affaires prospèrent, les récoltes sont bonnes et le foyer reste harmonieux. En revanche, si le zashiki-warashi décide de quitter la maison, c’est un présage de ruine imminente pour la famille.
Les yokai objets — Tsukumogami (付喪神)
13. Tsukumogami (付喪神) — Les objets qui prennent vie
Le Tsukumogami (付喪神) est un yokai japonais né de la croyance que tout objet domestique qui atteint l’âge de cent ans acquiert une âme et prend vie. Cette croyance plonge ses racines dans l’animisme shinto, selon lequel chaque chose possède un esprit (kami). Le tsukumogami reflète une valeur fondamentale de la culture japonaise : le respect des objets du quotidien et le refus du gaspillage. Un parapluie abandonné peut devenir un karakasa-kozō, sautillant sur son unique pied avec un œil et une longue langue. Des sandales usées se transforment en bakezōri, courant dans la maison la nuit. Des futons négligés deviennent des ittan-momen, draps volants qui s’enroulent autour du visage des dormeurs. Les chroniques médiévales décrivent des « parades nocturnes d’objets » (hyakki yagyō) où des centaines de tsukumogami défilent dans les rues la nuit pour protester contre le manque de soin de leurs anciens propriétaires.
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14. Chōchin-obake (提灯お化け) — La lanterne fantôme
Le Chōchin-obake (提灯お化け) est un yokai japonais qui prend la forme d’une lanterne de papier (chōchin) devenue vivante après cent ans d’existence. C’est l’un des tsukumogami les plus emblématiques et les plus reconnaissables du folklore nippon. La lanterne se déchire en son milieu pour former une grande bouche rieuse dotée d’une longue langue pendante, et un œil unique s’ouvre dans la partie supérieure du papier. Malgré son apparence terrifiante, le chōchin-obake est considéré comme l’un des yokai les plus inoffensifs. Sa spécialité est de surgir dans l’obscurité pour effrayer les passants avec des cris, des grimaces et des éclats de lumière soudains, mais il ne cause aucun dommage réel. Le chōchin-obake est devenu une icône du folklore japonais, souvent représenté dans les festivals, les estampes et les décorations d’Halloween à la japonaise (obake no hi).
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Les yokai bienveillants
15. Maneki Neko (招き猫) — Le chat porte-bonheur
Le Maneki Neko (招き猫) est un yokai japonais à la frontière entre créature surnaturelle et talisman protecteur, devenu le porte-bonheur le plus célèbre du Japon. Son nom signifie littéralement « chat qui invite ». La légende fondatrice raconte qu’un chat assis devant le temple Gōtoku-ji à Tokyo a levé la patte pour inviter un seigneur féodal à s’abriter de la pluie. Quelques instants plus tard, la foudre frappait l’endroit exact où le seigneur se tenait, lui sauvant la vie. La patte levée du maneki neko a une signification précise : la patte gauche levée attire les clients et les visiteurs, la patte droite attire l’argent et la prospérité. Chaque couleur porte un symbolisme différent : doré pour la richesse, blanc pour le bonheur, noir contre le mal, rouge contre la maladie. On le place face à l’entrée d’un commerce ou d’une maison pour accueillir la fortune en continu.
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Les yokai dans la pop culture japonaise
Les yokai japonais ont envahi la culture populaire mondiale au point de devenir l’un des exports culturels les plus puissants du Japon. Dans Naruto, le protagoniste porte en lui le Kyūbi (kitsune à neuf queues), l’un des bijū les plus puissants du manga. Demon Slayer (Kimetsu no Yaiba) repose entièrement sur l’univers des oni : Tanjirō combat des démons qui étaient autrefois des humains transformés, et son maître Urokodaki porte un masque de tengu. Le studio Ghibli a bâti plusieurs chefs-d’œuvre sur les yokai : Totoro est un esprit de la forêt, le Sans-Visage (Kaonashi) de Le Voyage de Chihiro évoque les esprits affamés du folklore bouddhiste, et Pompoko met en scène des tanuki luttant contre l’urbanisation.
Pokémon puise abondamment dans les yokai : Ninetales est un kitsune à neuf queues, Sneasel s’inspire du kamaitachi (belette à faucille), Lampent du chōchin-obake, et Shiftry du tengu. Yo-Kai Watch, la franchise de Level-5, a popularisé les yokai auprès d’une nouvelle génération en transformant des créatures du folklore en compagnons de jeu. Gegege no Kitarō, manga créé par Shigeru Mizuki en 1960, reste la référence encyclopédique des yokai dans la fiction japonaise, avec plus de 300 espèces représentées.
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Questions fréquentes sur les yokai japonais
Quelle est la différence entre un yokai et un fantôme ?
Un yokai est une créature surnaturelle du folklore japonais qui peut être un animal transformé, un objet animé ou un esprit de la nature. Un fantôme (yurei) est spécifiquement l’esprit d’un humain décédé retenu dans le monde des vivants par un regret ou une affaire non résolue. Le yurei est donc un type particulier de yokai.
Quel est le yokai japonais le plus dangereux ?
L’onryō (esprit vengeur) est considéré comme le yokai le plus dangereux du folklore japonais. Animé par une rage meurtrière, il peut déclencher des catastrophes naturelles, des épidémies et frapper des victimes innocentes sans distinction. Les oni (démons) et les nekomata (chats à queue fendue) figurent aussi parmi les plus redoutés.
Est-ce que les yokai existent vraiment au Japon ?
Les yokai font partie intégrante du patrimoine culturel japonais et beaucoup de Japonais entretiennent un rapport respectueux avec ces croyances. Si la majorité les considère comme des figures du folklore et de la fiction, les yokai restent présents dans les festivals, les sanctuaires et la vie quotidienne japonaise à travers des traditions comme le Setsubun (chasser les oni) ou le placement du maneki neko dans les commerces.
Quels sont les yokai les plus connus dans les anime ?
Les yokai les plus représentés dans les anime sont le kitsune (Naruto, Inari Konkon), l’oni (Demon Slayer, One Piece), le tanuki (Pompoko), le tengu (Demon Slayer), et les esprits divers du studio Ghibli comme Totoro et le Sans-Visage dans Le Voyage de Chihiro. La franchise Yo-Kai Watch a popularisé des dizaines de yokai auprès du jeune public.
Comment se protéger des yokai selon le folklore japonais ?
Le folklore japonais propose plusieurs méthodes de protection contre les yokai. Lancer des graines de soja grillées éloigne les oni lors du Setsubun. S’incliner devant un kappa lui fait perdre ses pouvoirs. Les omamori (amulettes) des temples offrent une protection divine. Les shisa d’Okinawa, placés à l’entrée des maisons, repoussent les esprits malveillants.
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Théo M.
Passionné par le Japon et sa culture millénaire, Théo explore les traditions japonaises depuis plus de 10 ans. Il partage sur Univers Japonais ses découvertes et son expertise sur l'artisanat, la gastronomie et les coutumes nippones.



